Archives d’Auteur: Jean-Yves Fick

du peu — CCLVII

variante 1:

qu’est cette musique
que laisse la Nuit
où la Nuit renoue dépose
l’obscur est musique
– un seul intervalle
sans autre silence.

variante 2:

la Nuit se renoue
l’obscur —  la musique
– un seul intervalle –
dessus son silence.


du peu — CCLVI

c’est comme recours
que ces formes brûlent
– leur geste sourcier
retrouve regagne les eaux.


du peu — CCLV

sans même un rivage

un respir sans ombre
comme_une aube étale
l’effloraison blanche
des acacias tombe

l’écume accordée.


du peu — CCLIV

un liséré de brumes
par-delà — aile elle sans
horizon — reste voir
l’incertain paysage.


du peu — CCLIII

le souffle s’avance     se renoue
à quoi le renoue        de sa propre renverse
– dehors une averse
dépose des flaques.


du peu — CCLII

quoi ne se sait
d’être ces os cendres
d’ici le même un feu la cendre

les voix sont âpres rauques fausses
des cris à peine

non cela n’est
qu’un seul vertige
qui tout emporte
ne laisse rien

et en toute langue
béante béance à dire

– ici un feu
brûle la proue.

quoi ne se sait.


du peu — CCLI

d’encore plus proche
que l’ombre — cela
de cendre invisible
consume le chant.
révèle consume le chant
le cercle l’abîme invisible mouvant  étoilé.


du peu — CCL

parmi ce qui est
un feuillage s’ouvre

un seul bloc éblouit
bleu — le même ciel
– un dépli infini
traverserecourbe élance la mémoire

comme_un intervalle
oublie son absence.

 

 


du peu — CCXLIX

que la vie — un ce disparate
un
rien — cela vacille balloté
s’attache qu’enlève  le clapot

les eaux s’échancrent s’évident
au plus plein quoi
– un heurt tumulte
le chant — silence

toute chaque prochaine lointaine rive prochaine
perpétue la présence.  son  oubli.


du peu — CCXLVIII

quel surcroît ici brûle
la fenêtre des soirs
l’obscurité renoue
chaque une  sa voix inaltérée.  intouchée préservée son irréel ajour.
l’ajour soudain réel
renoue l’obscurité.