variante 1:
qu’est cette musique
que laisse la Nuit
où la Nuit renoue dépose
l’obscur est musique
– un seul intervalle
sans autre silence.
variante 2:
la Nuit se renoue
l’obscur — la musique
– un seul intervalle –
dessus son silence.
variante 1:
qu’est cette musique
que laisse la Nuit
où la Nuit renoue dépose
l’obscur est musique
– un seul intervalle
sans autre silence.
variante 2:
la Nuit se renoue
l’obscur — la musique
– un seul intervalle –
dessus son silence.
c’est comme recours
que ces formes brûlent
– leur geste sourcier
retrouve regagne les eaux.
sans même un rivage
un respir sans ombre
comme_une aube étale
l’effloraison blanche
des acacias tombe
l’écume accordée.
un liséré de brumes
par-delà — aile elle sans
horizon — reste voir
l’incertain paysage.
le souffle s’avance se renoue
à quoi le renoue de sa propre renverse
– dehors une averse
dépose des flaques.
quoi ne se sait
d’être ces os cendres
d’ici le même un feu la cendre
les voix sont âpres rauques fausses
des cris à peine
non cela n’est
qu’un seul vertige
qui tout emporte
ne laisse rien
et en toute langue
béante béance à dire
– ici un feu
brûle la proue.
quoi ne se sait.
d’encore plus proche
que l’ombre — cela
de cendre invisible
consume le chant.
révèle consume le chant
le cercle l’abîme invisible mouvant étoilé.
parmi ce qui est
un feuillage s’ouvre
un seul bloc éblouit
bleu — le même ciel
– un dépli infini
traverserecourbe élance la mémoire
comme_un intervalle
oublie son absence.
que la vie — un ce disparate
un rien — cela vacille balloté
s’attache qu’enlève le clapot
les eaux s’échancrent s’évident
au plus plein quoi
– un heurt tumulte
le chant — silence
toute chaque prochaine lointaine rive prochaine
perpétue la présence. son oubli.
quel surcroît ici brûle
la fenêtre des soirs
l’obscurité renoue
chaque une sa voix inaltérée. intouchée préservée. son irréel ajour.
l’ajour soudain réel
renoue l’obscurité.