Blanc d’où s’écoule le calme, le vide bascule l’évidence la nuit. Silence, l’écoute est de respirer ce silence, même l’écho vaciller respirer sans cesse respire, écoute. Ce sont vertiges des corps que le pas, la chute, le souffle, ils chancellent et repartent sur la toile du monde, attente leurs pas, un halo dans le blanc vient rythmer l’intervalle. Le flot est à la forge d’ombres, le feu ne laisse pas voir son visage.
Archives de la Catégorie ce qui n’est point proses
IV, 2
L’étoffe rêche du jour, à se déchirer brève, puis l’empan des étoiles visible. De la trame trouée, l’évidence plus nette, l’intervalle seul; la nuit ouverte erre son propre silence, le seuil insoutenable. D’ici où cheminer encore, d’ici où s’enracinent des arbres, d’ici seul la roche terrestre touche -constellée – la voûte bleue éblouie. Sur la scène nocturne, passent les feux, passent les éclipses, des ombres aveuglantes tournoient en contrejour.
III.5
Le versant d’ici reste toujours à gravir, et sa nuit sans étoiles, et son absence toute. Au passant qui errait, la Nocturne d’un geste prend la main. Soient aubes ses feux noirs et la danse féroce qu’elle mène.
IV. 1
Aux pierres du chemin s’appose le pas lent, s’ajustent le corps et les souffles, mais voici: la ravine que creuse la seule violence des pluies se laisse franchir. L’obstacle noueux des racines retient à peine le sol, où des mains – mais quelles - ont risqué les vergers et les arbres d’ailleurs. Puisque vient l’éclaircie d’avant la nuit, les feuilles sèches s’envolent à ne connaître ni l’orage ni sa fureur, qu’attestent les grands pans de blocs éraillés vifs, eux, les stèles qui dévoilent l’entrée. Les abeilles chantent qui annoncent la foudre.
III.4
Au toucher de la pierre, la main s’éprouve déchirée. S’avèrerait-elle moins fragile qu’elle ne pourrait effleurer le feu retenu dans la ligne des branches. Ni faire de l’écorce, qu’elle la délicate, dépose au ruisseau d’été, ce navire frêle et précaire qu’attendent le soir et l’écume éphémère.
III.3
Un feu d’air calme - le souffle l’aube le soir – les brasiers lents du jour. De l’horizon s’estompe et s’approche la ligne ouverte irréelle, ce qui est. On peut avancer d’un pas, d’un autre peut-être, on va alluvion de vent laisser regard et corps tracer leurs sillages parmi ce qui n’a plus ni proue ni poupe.
III. 2
En trois phrases passe outre la forme du jour inachevé. Les graminées folles ploient lignes sous les arbres, la main égrene quelques pierres de son erre. Ce n’est que d’être d’un geste imparfait la foudre, l’éclat du verre brisé trahit le fossé.
III.1
Le gel ne brise pas plus la pierre déserte que ne le fait l’été de la scène la canicule. Du violent jamais que rien ne peut transir, les heures s’ensorcèlent d’un seul cri. Les ombres hiératiques viennent se brûler, le tain dépoli trop glacial de l’acier les dissipe.









