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d’un passage XLIII

peu d’être qui soit
accordé à l’ heur
– les étoiles vont
vers l’un l’horizon un

sais-tu seulement

disparaître au rouge
– tu ne peins que noirs
ce qui n’est connaître
tu ne peux pas plus

ébaucher un cercle le vaste

tu es aveugle à
la forme-nuage
que la toile invente

et c’ c’est déjà un geste

l’intensité vraie
de toute musique
résonne éphémère

parmi l’insondable.


d’un passage XXXIV

vois-  tes mains s’écorchent
elles qui savent d’avant
aller inventer la forme
qu’importe après tout

puisque ce sont elles
même blessées qui permettent
au pas de se faire aveugle
et de traverser

qu’un oiseau s’envole et chante
leur toucher miroir
lui restitue l’horizon

accepte ce qui
d’elles se perpétue ailes
noires sur fond noir.

 


II.1

écaille
de jour

éclat bleu trop haut

le vent
approche le  gel

il surgit  de ne venir pas

la main d’inconnu va
puiser à la nuit constellée
son immensité froide

l’autre crue du nocturne

nul arbre n’entrave les eaux

plus loin est l’horizon

à défaire la rive
vive sous chaque bloc
descellé

plutôt laisser au flot
le rêve et l’embouchure

au souffle l’estuaire large.
[au souffle l'estuaire l'ample]